DOULEURS DE REGLES

Les douleurs de règles peuvent atteindre 60-91 % des femmes en fonction des études. Leur fréquence ne doit pas nous faire banaliser cette problématique, mais au contraire doit nous alerter sur ce problème majeur de santé publique, qui induit une invalidité chez un grand nombre de femmes et renforce l’idée qu’il faut trouver une solution pour ces patientes.
Une récente étude Australienne sur 1051 filles de 15 à 19 ans , a évalué à 93% le taux de douleur de règles dans cette population.
Les douleurs pendant les règles peuvent ressembler à une douleur pelvienne de type crampe utérine. Elles peuvent être accompagnées de céphalées, nausées, vomissements, diarrhées. Les douleurs peuvent apparaitre aussi avant les règles.
Il existe deux types de douleur de règles :
La DYSMENORRHÉE PRIMAIRE
- Débute rapidement après les premières menstruations.
- Patiente jeune (-20 ans).
- Pas de pathologie pelvienne évidente.
La DYSMENORRHEE SECONDAIRE
- Apparition à distance des premières menstruations.
- Patiente plus de 20 ans.
- Fréquence de pathologie pelvienne : Endométriose, Adénomyose, Fibromatose, Sténose cervicale post chirurgicale.
- Les douleurs de règles peuvent s’améliorer avec l’âge, en fonction de leur cause.
POURQUOI LES RÈGLES PEUVENT-ELLES ÊTRE DOULOUREUSES ?
Chez les patientes douloureuses, il a été remarqué une augmentation de la sécrétion d’agent augmentant la contraction utérine. Ceci induit une diminution de l’oxygénation de l’utérus : c’est ce phénomène d’hypoxie tissulaire qui induit une douleur.
La prostaglandine est un des agents favorisants la contraction. Le passage dans le sang de cette hormone peut donner des diarrhées, malaise, vomissement.
EST CE QUE SI J’AI DES DOULEURS DE RÈGLES, CELA SIGNIFIE QUE J’AI DE L’ENDOMÉTRIOSE ?
Même si de nombreuses patientes atteintes d’endométriose présentent des douleurs de règles, le fait d’avoir des douleurs de règle ne signifie pas que vous êtes atteinte d’endométriose.
De multiples causes peuvent en être responsables :
- Idiopathique
- Adénomyose
- Hypersensibilité pelvienne centrale
- Fibromatose et sténose cervicale
- Syndrome douloureux utérin
- Etc…
QUEL TRAITEMENT PROPOSER ?
LES TRAITEMENT MÉDICAUX
- CONTRACEPTION ORALE D’OESTROPROGESTATIF qui diminue la synthèse de prostaglandine endométriale par l’hypotrophie secondaire.
- PROGESTATIF :
→ 16ème au 25ème jour : bonne tolérance , mais pas d’ effet contraceptif
→ 6ème au 25ème jour : effet contraceptif, mais mauvaise tolérance.
→ Sterilet Mirena
- AINS anti inflammatoire
→ Limité dans le temps
→ Présente des effets indésirables : digestif, céphalées, saignements.
- Neuromodulateur, si une hypersensibilisation centrale pelvienne est associée.
LES TRAITEMENT PHYSIQUES
- CHALEUR
→ Efficacité comparable aux AINS.
→ Disponibilité difficile.
- ACUPUNCTURE/ YOGA/SPORT
→ Diminution du stress.
→ Amélioration de la qualité de vie.
- SOUTIEN PSYCHOLOGIQUE
→ Intérêt dans les dysménorrhées sévères rebelles aux traitements.
LE SYNDROME DOULOUREUX UTÉRIN ?
Il est lié a une modification de la sensibilité de l’utérus et se définit par des douleurs utérines en dehors des règles, des douleurs pendant les rapports et une douleur pendant les règles.
DE NOUVEAUX TRAITEMENTS ?
Malheureusement, 16-30% des femmes ne répondent pas , et sont rebelles au traitement médical .
Le centre l’Avancée étudie actuellement d’autres alternatives, qui a permis chez certaines patientes une amélioration de leur confort de vie de l’ordre de 70 % .
06 – Capsule Dr Bautrant – Les regles douloureuses endometriose



